Le Journal de JordanFévrier 2024 |
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Début d'année en douceur De bons repères à Cortina Au pays du soleil levant |
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Des podiums jusqu'au Japon ! |
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Chers lecteurs, Les compétitions de janvier ont débuté tardivement mais se sont ensuite bien enchaînées. Avec l'équipe, je suis allé m'entraîner à Tignes puis à Veysonnaz en Suisse, avant de retourner à Veysonnaz pour une série d'épreuves de la coupe du monde, dont je ressors avec des résultats mitigés. Nous avons enchaîné avec Cortina d'Ampezzo, le futur site paralympique où nous avons pu faire de la Descente et du Super G sur la piste très réputée de Tofane. Des épreuves que j'aime et sur lesquelles je termine 4e et 5e. Cette tournée se conclut par un podium en Slalom. Ce podium obtenu in extremis me permet de décrocher un billet pour la tournée suivante au Japon, sur le site de Sapporo. Un voyage extraordinaire durant lequel je m'illustre de nouveau avec une deuxième place en Géant et de bons résultats en Slalom. Je vous laisse découvrir tout cela plus en détail en lisant la dernière édition de ma newsletter : Le Journal de Jordan - Février 2024 Bonne lecture, Jordan |
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L'année a commencé sur des notes de douceurs incroyables à tel point que mes copains ont réussi à me motiver pour aller faire le bain du 1er janvier dans le lac d'Annecy. Malgré une eau à 8°, le soleil et la douceur de l'air ont rendu l'expérience plutôt agréable et en tout cas très vivifiante. C'est une pratique qui prend de l'ampleur année après année et j'ai été surpris de voir autant de monde partager cette expérience avec nous. |
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Une douceur qui a rendu de nouveau difficile le ski en dessous de 2000m d'altitude. C'est d'ailleurs pour cela que les courses initialement prévues dans les Pyrénées Espagnoles à La Molina mi-janvier ont été annulées. Nos coachs nous ont alors mis en place deux stages d'entraînement. Le premier à Tignes nous a permis de faire de la Descente sur le stade de Lognan. C'est assez rare d'avoir la piste complète pour faire un entraînement très proche de ce qu'on peut avoir en compétition en termes de vitesse et de longueur. Nous avons eu de magnifiques conditions et nous avons même pu terminer par une journée "Super Combiné" avec 3 passages de Super G et 3 passages en Slalom pour s'entraîner à passer rapidement d'une discipline à l'autre. |
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Entre ces deux entraînements, je suis allé disputer une épreuve de Coupe de France aux Saisies. Il y avait également deux de mes coéquipiers de l'équipe de France et bon nombre de nouveaux et anciens coureurs. C'est toujours appréciable de les retrouver sur ce niveau de compétition. Je termine 1er des deux Géants sous un soleil radieux. |
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Le deuxième stage d'entraînement était à Veysonnaz sur la piste de notre prochaine tournée de Coupe du Monde, la fameuse piste de l'Ours. C'est une piste très vallonnée, assez technique sur laquelle il a été intéressant de prendre des repères. Nous avons pu faire une matinée de Super-G, une matinée de Géant et une matinée de Slalom. |
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Le 22 janvier nous commençons enfin les compétitions à Veysonnaz. Je commence malheureusement avec une sortie de route sur le premier géant. Heureusement, je me rattrape un peu sur le deuxième Géant avec une belle 5e place. J’enchaine avec le slalom, durant lequel je commets quelques erreurs qui me placent 10ème. Je termine avec le Super-G sur lequel j'ai hâte de m’exprimer. Après un super bon début de parcours, je viens serrer un peu trop une porte, pris de vitesse je n'arrive pas à corriger la trajectoire et je finis par passer sous la banderole. Ce début d’année est mitigé pour moi, mais j’ai hâte de corriger le tir pour me rattraper sur les compétitions suivantes. |
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De bons repères à Cortina |
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A peine rentrés de Veysonnaz, nous repartons déjà pour Cortina d'Ampezzo dans les Dolomites en Italie avec au programme de la Descente, du Super G et du Slalom. La piste de Cortina est réputée sur le circuit féminin de la Coupe du Monde de vitesse. Le passage de la Tofane entre ces deux gros rochers est juste majestueux. C'est un grand mur tout droit et c'est là que se trouve le départ de notre Descente. Cette Descente est un test, il est prévu que ce soit le même tracé en mars 2026 pour les Jeux Paralympiques. C'est donc une des tournées les plus importantes de la saison car il va falloir prendre de bons repères. Mon but était d'emmagasiner de la confiance sur cette piste dont la partie haute est très raide et impressionnante. Faute d’un calendrier trop serré, nous n'avons eu qu'un entraînement officiel avant l'épreuve de Coupe du Monde. Lors de ce premier entraînement j’ai commencé assez tranquillement, essayant simplement de suivre la bonne trajectoire et tout s'est bien passé. J'ai donc pu mettre plus d'énergie le jour de la course pour me classer 4e, ce qui est un excellent résultat pour moi ici ! Le lendemain en Super G, je suis parti sur les mêmes intentions, malheureusement la partie très tournante et technique du haut a eu raison de moi, mais mes qualités de glisse sur le bas de la piste me permettent quand même de me classer 5e. |
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Vient alors le Slalom. Le passage des grands virages de Super G au rythme très rapide des petits virages de Slalom est toujours un peu compliqué. A l'échauffement déjà j'ai eu du mal à me mettre dedans. Mes skis ne faisaient pas exactement ce que je voulais et j'avais du mal à les mettre en courbe. J'ai pris le départ sans aucune confiance, ni conviction et forcément le résultat est sans appel, je termine 12e à la première manche. Même si j'ai un peu couru après mes skis tout le long de la manche, il y a quand même eu de bonnes choses. J'essaie de me focaliser là-dessus et de partir avec plus de confiance pour me récupérer lors de la deuxième manche. Surtout que cette fois-ci le tracé est bien moins tournant ce qui me convient davantage. Ça paye puisque je fais le troisième temps de la deuxième manche. Même si cela ne me permet pas de remonter beaucoup au classement, avec une 10e place, cela me permet de regagner en confiance et motivation pour le deuxième Slalom. |
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Dernier jour à Cortina, la course de la veille m'a rassuré sur mes capacités, je repars sur mon ancienne paire de ski qui m'avait porté au plus haut l'année passée aux Championnats du Monde. Le tracé et la neige me conviennent bien, tout s'aligne bien pour que je performe. Je me lance dans la première manche, déterminé comme jamais, mon style de ski n'a rien à voir avec celui de la veille. Je termine la première manche en deuxième position avec un chrono excellent, un peu de marge sur le troisième. Il faut recommencer ça une deuxième fois pour valider ce bon résultat. C'est je pense une des parties que j'aime le moins avec les épreuves de Géant et de Slalom. Car quand tu réussis très bien une manche, tu n'as fait qu'une petite partie du boulot. La moindre erreur en deuxième manche peut te faire tout perdre. Heureusement je tiens bon, ma deuxième manche n'est pas aussi belle que la première mais elle est solide et je termine finalement 3e à seulement 1 centième de seconde du 4e. Ce centième il est important et pour une fois il est en ma faveur. Important, car c'est grâce à ce podium à Cortina que j'obtiens ma sélection pour les Coupes du Monde au Japon. Les coachs nous avaient fixé comme objectif de faire un podium pour pouvoir aller au Japon. Ça permettait de mettre un peu d'enjeux sur cette saison sans Mondiaux ni Jeux et je suis vraiment très heureux d'avoir réussi à l'atteindre à la dernière minute. Dernière minute car cette dernière course à lieu le vendredi 2 février et le départ pour le Japon est prévu le mardi 6 février au matin ! |
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Juste un petit weekend à la maison pour souffler un peu. J'en profite pour rendre visite à ma famille. Puis le dimanche j'ai rendez-vous avec une classe un peu spéciale. L'année dernière, une amie de Gruffy, mon village natal, m'a contacté pour être le parrain d'un projet particulier. Elle est professeur d'EPS dans un collège à Mayotte et elle voulait absolument que ses élèves puissent un jour voir nos montagnes, toucher la neige et faire du ski. Ils sont allés au bout de ce projet. Une vingtaine de collégiens sont donc arrivés à Paris le 31 janvier pour venir passer une semaine à la montagne à Villard de Lans pour apprendre le ski, faire de la luge, du patin à glace et bien d'autres activités qu'ils ne peuvent bien sûr pas faire sur leur île où la température descend rarement en dessous de 20°. Malgré mon planning très serré, c'est avec plaisir que je suis allé me présenter à eux pour leur parler de ski mais surtout de handiski. C'était un moment d'échange très riche car malgré l'extrême pauvreté qu'ils peuvent vivre à Mayotte, ces enfants se sont montrés d'une extrême générosité et d'une joie de vivre communicative. Tout ce dont j'avais besoin pour recharger mes batteries avant de partir au pays du soleil levant. |
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Mardi 6 février, c'est parti pour un voyage de 28h jusqu'à Sapporo. J'en profite ici pour préciser à quel point j'avais envie de faire partie de ce voyage. Je ne suis jamais allé au Japon et pourtant j'avais très envie d'y aller skier car l'île d'Hokkaido est réputée à travers le monde entier pour la qualité de sa neige. Le climat permet d'importantes chutes de neige froide et sèche dite être la meilleure neige du monde. J'ai donc à cœur d'aller vérifier ces dires et de me faire mon propre avis. Étant donné la forte sélection faite par les coachs pour participer à cette tournée nous partons en équipe réduite avec seulement cinq athlètes, un guide, notre coach en chef, un technicien ski et un kiné. Fraîchement arrivés de la veille, nous commençons le 8 février par une matinée de ski libre pour découvrir la station et aller sentir cette neige dont on a tous entendu parler. On s'attendait à d'énormes quantités de neige mais très vite on nous dit que cette année a été finalement assez pauvre en précipitations. En revanche la qualité est là, 10 cm sont fraîchement tombés la veille, elle est d'une douceur et d'une légèreté absolue, c'est un pur régal. En revanche pour les compétitions ce n’est pas le mieux car nous préférons avoir de la neige plus dure et compacte qui renvoie plus d'énergie. Ça va être un défi de s'habituer rapidement à ce nouveau revêtement pour malgré tout être performant dans le tracé. Je découvre également que là-bas, ils permettent bien plus de liberté avec des pistes balisées au milieu des arbres. Nous sommes sur le site des Jeux Olympiques de 1972 et nous sentons bien que certaines infrastructures ont été construites pour l'occasion et sont restées dans leur état d’origine. Les remontées mécaniques se mélangent entre une télécabine assez récente et des vieux télésièges deux places sans garde-corps. D'ailleurs, je suis embêté car le télésiège de la course ne dispose pas de repose pied, avec ma prothèse c'est très difficile pour moi de la laisser pendre dans le vide le temps d'une remontée. Heureusement Franzy notre technicien me bricole rapidement un support pour la reposer avec un morceau de sangle qu'il a toujours sur lui. |
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L'après-midi nous partons découvrir la ville de Sapporo. Une immense ville avec plus de 2 millions d'habitants, c'est la 5e ville du Japon et la 3e en termes de superficie. Je ne m'attendais pas du tout à ce que ce soit une si grande ville avec des buildings et des panneaux d'affichage partout. Nous tombons à merveille car du 4 au 10 février a lieu le festival annuel de la sculpture sur neige et glace. Les meilleurs sculpteurs du monde viennent donc tailler d'immenses blocs de neige et de glace au cœur de la ville. La nuit, les sculptures prennent vie grâce aux jeux de lumière et la ville est illuminée de partout, c'est magnifique. Du haut de la tour TV, nous pouvons nous rendre compte de la grandeur de cette ville avec au loin le tremplin de saut à ski des Jeux de Sapporo. C'est aussi très étrange, car bien que l’on soit au cœur d'une immense ville, il y a de la neige partout et certaines rues ne sont pas déneigées. |
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Le lendemain nous retournons skier et faire quelques passages sur la piste de course. Elle est très raide au début puis finit par un long plat mais elle n'est pas très longue. Du sommet nous pouvons voir la mer du Japon mais aussi la ville de Sapporo qui s'étend à perte de vue. Encore une fois c'est plutôt la neige qu'il faut s'approprier, il n'y a d'ailleurs pas de canons à neige. Comme aux Aillons-Margériaz où je m'entraîne quelques fois avec le ski club et où je skiais quand j'étais enfant, la neige est 100% naturelle. La station en elle-même me fait beaucoup penser aux Aillons avec un sommet desservi par un télésiège et des pistes très raides qui forment des couloirs entre les arbres. Vient alors le jour du premier Géant. Je suis heureux d'être là, j'ai envie de prendre ces courses comme un cadeau, de m'amuser et de jouer avec cette neige. Cela me réussit vraiment bien car après deux manches plutôt engagées et solides, je termine 2e ! C'est mon meilleur résultat en Géant et je suis très content d'ouvrir la tournée de cette manière. En plus les médailles sont très jolies, ça me donne très envie d'en avoir d'autres. |
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Pour le deuxième Géant les choses se compliquent car lorsque nous arrivons à la station il a neigé plus de 40 cm pendant la nuit. Très vite nous comprenons que la course ne pourra pas avoir lieu. En revanche c'est une opportunité unique d'aller tester la ‘’Japow’’ cette poudreuse japonaise tombée miraculeusement du ciel. Même si avec les skis de géant qui font 65 mm au patin ce n'est pas l'idéal, je me régale dans cette neige ultralégère jusqu'aux genoux. Le slalom entre les arbres est tout de même un peu compliqué, ce qui me vaut quelques belles roulades dans la neige. Une annulation de course n'a jamais été aussi profitable. |
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L'après-midi nous en profitons pour retourner faire un peu de shopping en ville et partir à la découverte des mets culinaires si caractéristiques au Japon. Nous avons un jour de repos le lendemain qui est un jour férié ici. Au cours de ce séjour, j'aurais goûté à beaucoup de choses : des poissons et des viandes, crus, grillés, panés, au bouillon ou en beignets, des nouilles, des algues et des sauces parfois même sans vraiment savoir ce que c'était. Que ce soient des abats ou des chips de peau de poisson, il y a finalement peu de plats que je n'ai pas aimés. C'était même bien souvent d'agréables surprises. |
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Je profite ensuite du jour de repos pour prendre un peu de temps pour moi et me ressourcer au milieu de ce périple. Le matin nous allons dans une salle de sport faire une petite séance d'activation. C'était intéressant de voir la culture du sport qu'ils ont ici. J'ai échangé quelques mots avec un petit papy japonais dont les exercices de mobilité étaient assez impressionnants. Il s'est aussi inspiré de mes exercices, sa première préoccupation étant sur le placement de sa respiration, élément que je ne prenais pas spécialement en compte de mon côté. Je pense que nous avons beaucoup à apprendre de leur culture et notamment des arts martiaux. |
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Place enfin au Slalom, sur les trois derniers jours nous en avons trois au programme, une fin de tournée assez intense donc. Sur le premier je suis 3e à l'issue d'une première manche très réussie, malheureusement en deuxième manche je peine un peu à garder un bon rythme et de la vitesse sur le plat final pour finalement laisser passer le podium à seulement 7 centièmes. Cette fois-ci les centièmes sont de l'autre côté mais je suis assez content de ma performance et de cette 4e place. |
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Lors du deuxième Slalom je me place de nouveau 3e en première manche sur un tracé et un terrain vraiment compliqué où plus de la moitié de mes concurrents n'ont pas terminé. Mais c'est lors de la deuxième manche que je me pousse à la faute et passe du mauvais côté du piquet. Le dernier jour était dans un autre style car il avait fait chaud la veille, la neige s’était transformée puis avait gelé dans la nuit. Cette fois-ci, le revêtement était bien plus proche de ce qu'on a l'habitude d'avoir, mais le brouillard est venu gâcher la fête ; on ne voyait que 3 ou 4 portes devant nous. Je fais deux manches solides mais avec quelques erreurs qui m'empêchent de jouer le podium. Je termine 5e. |
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Pour conclure, cette tournée fut parmi les plus exotiques et je suis très content d'avoir fait de bons résultats. Des résultats qui me permettent d'ailleurs d'être à la troisième place du classement général de la coupe du monde. C'est l'un de mes objectifs de la saison. Il va donc falloir que je continue de performer et viser des podiums pour la conserver. |
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Nous en sommes désormais à un peu plus de la moitié de la saison. Il me reste encore un bon nombre d'épreuves au programme. Pour suivre les résultats en direct : https://www.fispara.speed-timing.hr/ Pour retrouver tous les résultats et le calendrier détaillé : https://www.fis-ski.com/DB/para-snowsports/para-alpine/calendar-results.html 27 - 28 février 2024 [2 SL] 1 - 2 mars 2024 [2 GS] 12 - 15 mars 2024 [2 GS + 2 SL] 19 - 25 mars 2024 [2 DH + 1 SG + 1 AC] 28 - 31 mars 2024 [1 SG + 1 AC + 1 SX + 1 GS + 1 SL] Vous êtes nombreux à me demander s'il est possible de venir me voir sur des compétitions. A l'occasion des Championnats de France, le ski club de Peisey-Vallandry est en train d'organiser un bel événement qui s'étalera sur toute la semaine avec des animations , essais de fauteuils de ski et concerts. Je disputerai les épreuves du jeudi au dimanche et vous invite à venir nous voir. ICI la brochure de l'événement N'hésitez pas à me solliciter pour plus d'informations. |
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Ce mois-ci je fais un petit focus sur Les Aillons-Margériaz et son ski club. Les Aillons-Margériaz c'est cette petite station familiale située au cœur du Massif des Bauges entre Annecy, Chambéry et Albertville. Je vais skier là-bas depuis tout petit avec mes parents puis mes copains. C'est là également que j'ai repris le ski après mon accident. Même si la station subit un peu le réchauffement climatique on y fait toujours du bon ski grâce à un enneigement 100% naturel. J'ai rejoins le Ski Club des Aillons-Margériaz avec qui je peux m'entrainer en dehors des stages de l'équipe de France. Le club est peu connu mais a formé de grands champions comme Paco Rassat qui commence à faire de bons résultats en coupe du monde. Et je suis fier d'être mis à l'honneur par ces grandes banderoles que vous prenez plaisir à m'envoyer en photo quand vous les apercevez dans la station. C'est naturellement aussi que j'ai choisi l'ESF des Aillons-Margériaz pour faire mon stage d'apprenti moniteur. Peut-être qu'un jour je pourrais vous donner des cours de ski aux Aillons ;) |
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Si vous connaissez des personnes de votre entourage ou de votre entreprise susceptibles d'être intéressées par ce journal, n'hésitez pas à leur transférer ce mail. Je serais très heureux de vous ajouter à ma liste de diffusion. Pour être certain de recevoir les prochains numéros, écrivez moi à jordan.broisin@gmail.com. Et si vous voulez revoir les précédentes éditions vous les retrouverez ici : Le Journal de Jordan Suivez-moi également sur les réseaux sociaux : |
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